Résumé

Des partis et de la modération… (1821)

L'on pourrait condamner ou absoudre son système, car il pourrait en avoir un ; et les partis vaincus par le nombre et par la présence des hommes de la modération ne créeraient plus à chaque pas, pour administration, des obstacles toujours nouveaux, sans lui laisser le temps de les vaincre.
Au reste, électeurs, notre affaire n'est pas d'attaquer, de défendre, ou de régenter les ministres; mais de nommer de bons députés.
Avec de bons députés on aura toujours un bon ministère; de même qu'avec de bons électeurs une loi d'élections ne peut jamais être mauvaise.
Source : Gallica

Des partis et de la modération… (1821)

Ils sont plus dangereux, parce qu'ils sont plus habiles, parce qu'ils parlent aux passions de la multitude , et surtout parce qu'ils savent merveilleusement tirer parti des fautes de leurs adversaires, qui, je l'avoue, en commettent beaucoup. En effet, chez la plupart des ultra-royalistes l'exagération est le fruit de l'emportement d'un coeur aigri, et d'une tête fanatisée. Chez les buonapartistes, devenus libéraux, l'exagération n'est qu'un calcul de position et qu'un moyen hostile d'opposition au gouvernement royal.
Source : Gallica

Des partis et de la modération… (1821)

Mais, non loin de ce candidat estimable, je vois se confondre modestement dans la foule, un homme qui vous appartient, électeurs constitutionnels, et que les royalistes modérés ne repousseraient pas sans doute. Attaché invariablement à la Charte , il a toujours été l'ami d'une sage liberté, et l'ennemi des excès. Il n'a cessé, depuis trente ans, de servir son pays, dans des fonctions que son désintéressement et sa modération ont rendues honorables. Depuis trente ans, il s'est montré constamment l'appui des citoyens paisibles, qu'ont persécutés tour à tour toutes les factions dominantes.
Source : Gallica

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