Gaston Du Fresne de Beaucourt

Élements biographiques

Gaston Du Fresne de Beaucourt A tous les hommes de bonne foi… (1871)

Ainsi la souveraineté du peuple, poussée à ses dernières limites, c'est le droit de détruire la société, de se livrer à tous les caprices et à toutes les folies, de commettre tous les excès et tous les crimes, sans règle, sans frein, sans qu'aucun pouvoir humain puisse imposer des bornes à la multitude ; c'est le droit au vol, au pillage, à la proscription, au meurtre, au régicide; c'est la souveraineté de l'individu se substituant forcément à celle du peuple, c'est, en un mot, la déification de l'homme et le dernier terme où la folie humaine puisse s'abîmer.
Source : Gallica

Gaston Du Fresne de Beaucourt A tous les hommes de bonne foi… (1871)

Il est absurde de demander le principe de stabilité dans le gouvernement aux éléments mobiles de la société. Ce n'est point en rebroussant chemin vers la Révolution que la France marchera confiante et animée; il n'y a là que des sources taries où notre société fatiguée n'ira point se désaltérer et se rafraîchir. L'esprit révolutionnaire est incapable de nous rendre cette foi, cette énergie morale qui font la grandeur des nations. Il faut revenir au respect du droit, base unique de la stabilité sociale, car hors du droit, il n'y a que la force, qui est essentiellement variable et précaire
Source : Gallica

Gaston Du Fresne de Beaucourt Lettre à M. Henri Martin (1871)

Malgré le feu étrange qui l'animait, la France, à la fin du XVIIIe siècle, était assez ignorante des conditions d'existence d'une nation et de l'humanité. Sa prodigieuse tentative impliqua beaucoup d'erreurs; elle méconnut tout-à-fait les règles de la liberté moderne... La révolution, en définitive, fut irréligieuse et athée. La société qu'elle rêva dans les tristes jours qui suivirent l'accès de fièvre, quand elle chercha à se recueillir, est une sorte de régiment composé de matérialistes et où la discipline tient lieu de vertu.
Source : Gallica

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