Julien Lemer

Élements biographiques

Julien Lemer Sarah, la mangeuse de coeurs : roman d'amour inédit… (1886)

Povero mio Paolo, que voulez-vous que je réponde à vos folies ? Que je vous aime d'une tendresse sans égale ? qu'il n'y a au monde âme qui vive dont je fasse plus de cas que de la vôtre? cœur qui batte dans une poitrine humaine dont les battements me touchent plus que ceux de votre cœur ? Ne le savez-vous pas, dites?
- Oh ! Sarah ! Sarah ! s'écria-t-il en la regardant avec des yeux enflammés de la passion la plus ardente, c'est ton amour, c'est ton âme qu'il me faut, tu le sais !
Source : Gallica

Julien Lemer Durand & Cie : scènes de la vie parisienne… (1878)

Tout entières à Durand, Alice et sa mère, pendant les premiers épanchements, n'avaient point fait attention au marquis, mais une fois un peu revenues de leur émotion, elles se tournèrent vers lui, et la vicomtesse prenant la parole : — Ah ! mon cher marquis, dit-elle en lui tendant la main et avec un sourire à travers ses larmes, que vous devez nous trouver oublieuses, vous qui nous apportez un si grand bonheur; mais le spectacle que vous avez
sous les yeux doit vous dire bien mieux que de longues phrases l'étendue de notre reconnaissance !
Source : Gallica

Julien Lemer Le livre des classiques de la table… (1852)

Etudiez ses mœurs, ses goûts, son caractère ; Faites cas de celui qui, fier de son talent, S'estime votre égal, et d'un air important, Auprès de son fourneau que la flamme illumine, Donne avec dignité des lois dans sa cuisine; Qui dispose du sort d'un coq ou d'un dindon Avec l' air d'un sultan qui condamne au cordon.
Alol contenance est grave, et sa mine farouche ; Mais il aime la gloire, et l'éloge le touche.
De son art, qu'il estime, implorez le secours, Et pour vous l'attacher tenez lui ce discours : « Écoute, mon ami; déjà la renommée, » Que je n'appelle point une vaine fumée,
»
Source : Gallica

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