Résumé

Julien Lemer Durand & Cie : scènes de la vie parisienne… (1878)

Durand le lut d'un coup d'œil : — Ton mari est digne de toi, ma chérie, dit-il en rendant à sa fille la précieuse dépêche, mais je n'accepterai pas votre sacrifice à tous deux. Ce serait votre ruine, celle de vos enfants. Je ne consentirai jamais à me racheter à ce prix.
— Tu t'égares, reprit vivement la vicomtesse; ce n'est pas toi seulement qu'il s'agit de racheter, mais nous tous. N'y eût-il plus qu'un louis dans la poche du
vicomte de Solesmes qu'il appartiendrait aux créanciers du grand-père de son fils.
Source : Gallica

Julien Lemer Durand & Cie : scènes de la vie parisienne… (1878)

Le duel, ce restant de la barbarie d'un autre âge, est incompatible avec notre civilisation : la justice le réprouve, et c'est manquer à la loi que de se soumettre à son préjugé absurde. Pour moi, je donnerai l'exemple de la révolte. Ce ne sont pas des témoins que mon fils enverra à votre marquis de Fréneuse, ce seront des agents de police. D'ailleurs, toute cette affaire n'est pas naturelle : le marquis de Fréneuse est l'âme damnée d'Hubert Durand, l'alter ego du vicomte de Solesmes, il y a du Durand sous tout cela, et il est bon que la justice fasse la lumière.
Source : Gallica

Julien Lemer Durand & Cie : scènes de la vie parisienne… (1878)

L'idée qu'un spéculateur, qu'un tripoteur d'affaires tel que Bernard pût être revêtu de l'étoile des braves, avait mis le fabricant hors des gonds, et il avait lâché la vérité sans hésiter. Tant pis pour le financier, pensait-il, il ne fallait pas qu'il s'y frottât. Durand estimait qu'il n'avait pas perdu sa journée en préservant l'ordre national d'une atteinte de plus : les considérations de personne lui importaient peu. D'autant mieux, concluait-il, que Bernard ne saura jamais qui lui a coupé le ruban rouge sous la boutonnière.
C'est là que l'honnête fabricant se trompait tout à fait.
Source : Gallica

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