Julien Lemer

Résumé

Julien Lemer Les Tuileries (1855)

Douce folie dont je ne souffre point, et à qui je dois parfois de charmants quarts d'heure d'illusion. Comme je les connais toutes, ces aimables visiteuses de mon jardin, depuis la jeune fille timide qui fait ici sa première rencontre, jusqu'à la dame en falbalas qui cherche moins le mystère que l'occasion; depuis la discrète beauté dont tout le bonheur consistera, pendant une promenade de deux heures, en quelques regards dérobés
d'un œil aimé et amoureux, jusqu'à la petite bourgeoise laborieuse pour qui le repos sous les grands marronniers est un prétexte à broderies.
Source : Gallica

Julien Lemer Les Tuileries (1855)

Ce château des Tuileries, que tous les hommes de notre génération se sont habitués à considérer comme la résidence en quelque sorte naturelle du pouvoir souverain, fut bien longtemps désert. Grâce au progrès des idées et des lumières qui a fait disparaître des esprits les vieux préjugés fatalistes, les chefs d'État modernes sont inaccessibles à ces gothiques superstitions qu empêchaient Catherine de Médicis d'habiter le Louvre, et Louis XIV de résider à Saint-aermain.
Source : Gallica

Julien Lemer Les Tuileries (1855)

Avez-vous remarqué, jeune homme, que ce jardin est surtout un jardin d'automne? Les fleurs de septembre et d'octobre y paraissent plus belles et plus balsamiques que les fleurs de mai : malgré la précocité traditionnelle de l'arbre du 20 mars et la splendeur des aigrettes blanches qui couronnent au mois de juin les marronniers en fleurs, les massifs sont bien plus riches de nuances aux pâles rayons du soleil d'équinoxe qu'à l'éclat brûlant de la lumière du solstice d'été
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature