“ On peut dire des portraits de Catherine de Médicis à tous les âges de sa vie qu’ils la font connaître autant qu’on peut connaître cette figure, restée l’un des plus énigmatiques pour ses biographes comme pour ses peintres, puisque, sous ses aspects successifs, elle ne laisse presque rien transparaître de son âme. Et pourtant que de portraits n’avons-nous pas de Catherine de Médicis dans tous les albums de la fin du XVIe siècle, et répartis dans les principales collections de l’Europe ? ”
Kathérine de Médicis
Définition et enjeux
Catherine de Médicis, reine de France et personnage clé de la période des Valois, incarne une complexité historique marquée par ses décisions politiques et religieuses. Les auteurs comme J. B. soulignent son mystère à travers ses portraits, tandis que Jean-H. Mariéjol évoque ses premières liaisons amoureuses.
Auguste Laugel la présente comme une énigme à la fois féminine, catholique et italienne, alors que Pierre Champion met en lumière ses stratégies diplomatiques. François-René de Chateaubriand note son influence durable sur la monarchie. Ces perspectives variées révèlent une figure à la fois ambiguë et cruciale dans l’histoire de la France.
Citations sur “Kathérine de Médicis”
Jean-H. Mariéjol, Catherine de Médicis (1519-1589…
“ «J'ai entendu murmurer par quelques personnes, raconte en 1531 l'ambassadeur vénitien Antonio Soriano, que l'intention du cardinal de Médicis était de se défroquer (dispretandosi) et de prendre pour femme la duchessina, nièce du Pape, sa cousine au troisième degré, pour laquelle il a un grand amour, et dont il est lui aussi aimé. Elle n'a de confiance qu'au Cardinal et ne s'adresse qu'à lui pour les choses qu'elle désire ou pour ses affaires.» De la part de Catherine, cette affection si tendre, premier éveil du cœur, n'est pas invraisemblable ”
Auguste Laugel,
Revue des Deux Mondes
“ LA CORRESPONDANCE DE CATHERINE DE MEDICIS I. — Lettres de Catherine de Médicis, publiées par M. le comte Hector de la Ferrière, t. I, 1880. — II. — La Jeunesse de Catherine de Médicis, par M. de Reumont, ouvrage traduit, annoté et augmenté par M. Armand Baschet, 1876. Catherine de Médicis restera peut-être toujours une énigme. Elle est une énigme comme femme, une énigme comme catholique, une énigme comme Italienne. On a beau l’étudier, on ne peut arriver à la bien comprendre : les historiens construisent tous une Catherine de Médicis qui serve leurs haines, leurs passions, leurs préférences. ”
