comte de Arthur Gobineau

Résumé

comte de Arthur Gobineau La fleur d'or (1923)

La grande originalité, le grand instrument de gloire que l’âge nouveau portait dans son sein, devint alors manifeste : c’était le don de rendre plastiquement l’âme humaine, l’âme de la nature et de représenter aux yeux et à la réflexion, toute cette richesse encore intouchée. Cela suffit pour que l’univers soit à jamais contraint de proclamer d’une voix unanime que sur les eaux bleues des temps jamais fleur ne s’épanouit dont les pétales d’or, dont le feuillage somptueux puisse être vanté au-dessus de la miraculeuse floraison du XVe siècle.
Source : Gutenberg

comte de Arthur Gobineau La fleur d'or (1923)

Jamais curiosité plus ardente n’avait agité l’esprit humain et n’eut à sa disposition des moyens d’action si divers et des aptitudes si puissantes. L’habitant de l’Allemagne apportait à ce travail sa force de réflexion, sa ténacité, sa tendance à la rêverie mystique et son inépuisable goût du détail ; l’Anglais sa violence de résolution ; le Flamand sa disposition à ne se rien laisser imposer ; le Français fournissait peu de chose ; il avait déjà pris l’habitude du régime administratif et l’esprit militaire ne cultivait chez lui que la vanité soldatesque.
Source : Gutenberg

comte de Arthur Gobineau La fleur d'or (1923)

Le Pape voulait à mesure égale la gloire de la maison de Médicis, l’éclat du trône pontifical et un train d’existence propre à l’illustre et délicat amateur des lettres, des arts et des plaisirs qu’il était lui-même. Le nouvel empereur, de son côté, nourrissait et professait d’autres doctrines. Il jetait sur le monde un coup d’œil bien autrement sérieux. Le Pape avait besoin d’argent pour soutenir son système. L’Empereur avait besoin de pouvoir pour garder ferme dans les serres de son aigle les Espagnes, les Flandres, la Bourgogne, l’Artois, l’Allemagne, les Nouvelles Indes
Source : Gutenberg

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