Arthur de Gobineau,
La Renaissance : Savonarole, César Borgia…
(1877)
“ Fais-moi beaucoup de belles choses! Tu es un dieu créateur, toi ! Va, mon fils ! ne songe plus jamais à me quitter! Tu fais la gloire du Pape, et la gloire de l'Italie! Michel-Ange se relève, fait le signe de la croix, salue et sort. UN CAMÉRIER. Les ambassadeurs de Venise sont revenus pour la troisième fois depuis ce matin. Ils supplient Votre Sainteté de les recevoir. JULES II. Ils sont hardis! Ne savent-ils pas que j'ai refusé? LE CAMÉRIER. On le leur a expressément dit, Très-Saint Père ! JULES II. Ces Vénitiens! Italiens sans l'être, chrétiens sans le vouloir! ”
