Philarète Chasles,
Revue des Deux Mondes
“ L’Arétin a quitté l’emphase, il est malade ; la fièvre le force de se lever de table ; il a sa robe de chambre et ses pantoufles ; il se met à la fenêtre ; il regarde, il voit naïvement ; il prête l’oreille à son émotion, il écoute sa pensée ; chose bien rare, ô mes amis, quand on se fait une vie d’intrigues et d’orages, d’aumônes et d’ivresse, de mensonge et d’adulation ! Dans ce moment de repos physique et forcé, de solitude maladive, les facultés réelles de l’Arétin se développent ; il voit Venise comme Byron l’a vue plus tard ; un éclair du génie qui anime les grands peintres le frappe. ”
