Résumé

Portrait de Pierre l’Arétin Pierre l’Arétin Sept petites nouvelles de Pierre Arétin

Le style rapide et animé s’éloigne fort de la diffusion qui caractérise souvent les écrits de Berni.
Quoi qu’il en soit, l’ouvrage se présente sous la forme d’un dialogue entre Berni et Mauro : il renferme des détails fort libres, et il retrace comme chose toute simple, sans blâmer, sans s’étonner, le tableau des vices d’une société qui ressemblait fort aux villes englouties sous les ondes de la mer Morte ou à la Rome du temps de Pétrone : mais nous aimons à croire que le portrait est chargé.
L’Arétin y est représenté comme une canaille achevée.
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Portrait de Pierre l’Arétin Pierre l’Arétin Sept petites nouvelles de Pierre Arétin

Il était comme un joueur qui, en comptant l’argent qu’il a gagné, se dit en lui-même : « Je n’ai pas su faire ; si j’avais opéré de telle façon, il ne serait pas resté un sou à aucun d’eux. » Il se mit à faire le compte du troupeau qu’il se proposait d’acheter à son maître ; il roulait dans sa tête les maisons, les champs d’oliviers, les vignes, qu’il comptait acquérir ; il lui semblait que les ducats que le pape lui avait jetés fussent des millions. Il passa la nuit entière dans la plus grande agitation, et le matin, en se levant, il avait l’air d’un épervier dont on a cousu les paupières.
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Sacchetti, contemporain de Boccace, est fort estimé des critiques italiens, à cause de son style sans doute, car ses récits ont peu de chose pour les recommander. Rien ne les relie entre eux, et ils ne consistent guère qu’en sèches anecdotes historiques ou en plaisanteries sans esprit. Aucune ne porte le cachet du génie, aucune n’éveille fortement l’attention, n’exalte l’imagination, ne touche le cœur.
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