Baron Carra de Vaux

Résumé

Baron Carra de Vaux,  Revue des Deux Mondes

“ On voit d’abord une troupe de personnages singuliers, génies, fées, ifrits, péris et dives, ogres et goules, monstres variés, répandus à profusion à travers les récits, les uns aimables, les autres hideux. Souvent ces êtres s’intéressent à l’homme pour lui nuire ou pour le servir. Ils sont mêlés à ses aventures d’amour ; ils apprécient eux-mêmes chez l’homme la jeunesse et la beauté. N’est-il pas charmant, ce dialogue du conte de Bedr ed-Dîn entre un génie et une fée, admirant l’un un jeune homme, l’autre une jeune fille et rivalisant entre eux dans leur admiration ? ”
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Baron Carra de Vaux,  Revue des Deux Mondes

“ L’amour, dans ces récits, tue de lui-même ; il n’a pas besoin pour déterminer la mort, de s’aider, comme il le fait dans notre littérature ou dans notre civilisation, du fer, du feu ou du poison ; il est lui-même le feu ou le poison ; il est une puissance mystérieuse, supérieure à l’homme, par cela même d’ordre presque religieux, analogue ou peu s’en faut pour l’intensité et, si j’ose le dire, pour la dignité, à l’amour divin dont sont morts, selon les hagiographes, certains mystiques. ”
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Baron Carra de Vaux,  Revue des Deux Mondes

“ MILLE ET UNE NUITS Les contes, qui ne paraissaient autrefois destinés qu’à occuper les veillées de l’adulte et à charmer l’imagination de l’enfant, sont devenus aujourd’hui un des sujets d’étude préférés des érudits. Et ce sujet, en apparence frivole, est en réalité fort délicat ; car le conte est changeant et mobile ; il varie selon les temps et les contrées, selon la mémoire et le goût de ceux qui le récitent ; il se développe, se ramifie, se transforme ; il reçoit des apports variés ”
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