Résumé

Portrait de Paul Regnaud Paul Regnaud Annales du Musée Guimet

« Comme des sourds qui n’entendent pas, mais qui respirent avec le souffle vital, qui parlent avec la voix, qui voient avec la vue, qui pensent avec l’instrument de la pensée. » Alors l’ouïe rentra dans le corps.
« L’instrument de la pensée sortit du corps. Après une absence d’un an, il revint et dit : « Comment avez-vous pu vivre sans moi ? » — « Comme des idiots dépourvus de pensée, mais qui respirent avec le souffle vital, qui parlent avec la voix, qui voient avec la vue, qui entendent avec l’ouïe. » Alors l’instrument de la pensée rentra dans le corps.
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J’ai spéculé, je l’avoue, sur ce double penchant dans le choix du sujet de mes leçons, et j’ai cru pouvoir le satisfaire à l’avantage commun du dilettantisme littéraire et de la science en traitant cette année du Pantcha-tantra dans ses rapports avec les mœurs de l’Inde et la littérature de l’apologue et du conte en Orient et en Occident.
Le conte sous ses formes diverses, fables, légendes, paraboles, etc., paraît avoir eu dans l’Inde une origine qui remonte à l’éveil même de la conscience intellectuelle des Aryas [1] .
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Mais de pareilles ressemblances entre des formes de la pensée qui, à première vue, semblent si spontanées, et qui se sont manifestées d’une manière en apparence si indépendante à tant de distance l’une de l’autre ne nous surprendront pas, quand nous aurons reconnu, par une foule d’exemples, combien l’apologue est de sa nature chose commune et sporadique.
L’Inde purement brahmanique a donc connu, et sans doute même trouvé pour son propre compte, la littérature que nous pouvons appeler mythique en nous rapportant au sens étymologique de l’épithète.
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