Joseph Bédier

Joseph Bédier

Résumé

Portrait de Joseph Bédier Joseph Bédier Les Fabliaux

D’un côté, un système d’une belle simplicité, d’un positivisme séduisant, qui ramène à l’Orient, par des voies sûres, d’étape en étape, des contes de tout genre, contes de fées, contes à rire, contes d’animaux ; de l’autre, des théories... qui le combattent ? — non pas ; qui lui concèdent, au contraire, la validité de ses arguments, quand il fait venir de l’Inde des contes à rire et des fables, et qui, pourtant, prétendent trouver, dans une seule classe de récits, — dans les contes merveilleux, — tantôt des mythes aryens, tantôt des traces de mœurs sauvages.
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Bref, la théorie orientaliste est vraie quand elle se réduit à dire : « L’Inde a produit de grandes collections de contes. Par voie lettrée et par voie orale, elle a contribué à en propager un grand nombre. » Affirmations qui conviennent, l’une et l’autre, à un autre pays civilisé quelconque. Elle est fausse quand elle attribue à l’Inde un rôle prépondérant, quand elle l’appelle « le réservoir, la source, la matrice, le foyer, la patrie des contes ». C’est dire que le système orientaliste meurt, au moment précis où il devient un système.
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Parmi ceux qui la forment, il n’en est pas un qui soit à son égard comme le famulus passif du docteur Faust. Tous ont appris de lui la recherche scrupuleuse et patiente, mais indépendante et brave, du vrai ; la soumission du travailleur, non à un principe extérieur d’autorité, mais aux faits, et aux conséquences qu’il en voit découler ; la défiance de soi, la prudence à conclure, mais aussi, quand il croit que les faits ont parlé, l’honnêteté qui s’applique à redire ce qu’ils ont dit.
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