Jean-Jacques Ampère,
Revue des Deux Mondes
“ Le bouddhisme lui prépare le terrain et le féconde, tandis que le brahmanisme ou l’islamisme le sèche et le brûle. Par cela même que le bouddhisme rejetait les castes, il devait tendre à avoir un chef et une hiérarchie. — Aussi dès l’origine, voyons-nous à sa tête un patriarche qui est le représentant de Bouddha, et plus que son représentant. Dans une doctrine qui admet des existences successives, il était naturel d’en venir à supposer que chacun des chefs de la religion est une incarnation du même Bouddha. Ici ce n’est pas seulement la doctrine qui le transmet, c’est la divinité. ”
