Émile Senart,
Un Roi de l’Inde au IIIe siècle avant notre ère - Açoka et le Bouddhisme
“ Un homme, répond le Bouddha, frappé d’une flèche empoisonnée, refuse-t-il de laisser soigner sa blessure jusqu’à ce qu’il sache quel est l’homme qui l’a frappé, s’il est noble ou de basse extraction, s’il est grand, petit ou de taille moyenne, comment était faite l’arme dont il s’est servi? Cet homme mourrait de sa blessure. Pourquoi le Bouddha n’a-t-il point enseigné à ses disciples si l’univers est fini ou infini, si le nirvana est ou non l’anéantissement? C’est que la connaissance de ces choses n’importe pas à la pratique de la sainteté, c’est qu’elle ne donne pas la paix ni la sagesse. ”
