Eugène Virieux

Résumé

Eugène Virieux Le Bouddha et sa doctrine... (1884)

Jusqu'à présent, je haïssais, j'étais passionné, plein d'erreurs ; esclave de la naissance, de l'âge, de la maladie, du chagrin, de la douleur, des souffrances, du souci, du malheur. Puissent des milliers d'hommes quitter leur demeure, vivre en saints, et, après avoir vécu de contemplation et renoncé au désir, ressusciter dans la renaissance des mondes de Brahma et les remplir par troupes innombrables ! »
« Voilà, ajoute Bunsen, voilà le Nirvâna de Bouddha ! Il vit encore, mais il a secoué le fardeau du moi ; il n'a aucun désir, n'éprouve aucune haine, tout lui est amour et paix. »
Source : Gallica

Eugène Virieux Le Bouddha et sa doctrine... (1884)

Et pourtant, malgré ses élans d'extrême générosité, car il eut l'âme ardente et passionnée, on sent bien que l'idée de l'anéantissement de sa personnalité a répandu sur son existence entière une incurable mélancolie. Il a beau dire... Le désir qu'il eut, sa vie durant, d'entrer en possession du Nirvâna devait être mêlé de crainte et d'amertume. Comment un vivant envisagerait-il le néant sans effroi? Car, enfin, quand bien même la vie est amère, nous y tenons. La souffrance devient pour nous une soeur, qui a son charme triste et doux, et que nous préférons naturellement à la mort.
Source : Gallica

Eugène Virieux Le Bouddha et sa doctrine... (1884)

Oui, tant que la conscience n'est point engagée dans la lutte, impossible d'être assuré du triomphe, et il y a tout à craindre des ruses de l'intelligence pour éluder la pratique du commandement.
Combien la question est différente dans le christianisme, religion d'amour, parce qu'il veut unir par l'amour l'âme de l'homme au Dieu qui est en soi la sagesse et l'amour ! Aussi, tandis que le christianisme porte un ferment de vie, le bouddhisme, partout où il pénètre, porte un ferment de mort et de néant.
Source : Gallica

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