Résumé

É. Schuré II. La vie de Bouddha

Si Bouddha se défie des dieux et de l’âme, il se défie encore plus des femmes. En cela, comme en tout le reste, il est l’antipode de Krichna, l’apôtre de l’Éternel-Féminin. Il sait que l’amour est le plus puissant appât de la vie et qu’en la femme est renfermée, comme en un coffret de philtres et de parfums, la quintessence de toutes les séductions. Il sait que Brahma ne se décida à créer les dieux et le monde qu’après avoir tiré de lui-même l’Éternel-Féminin, le voile coloré de Maïa où chatoyait l’image de tous les êtres.
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É. Schuré II. La vie de Bouddha

La lassitude des Brahmanes, immobilisés dans un monde stagnant, se centupla chez lui d’un sentiment nouveau : une immense pitié pour tous les hommes et le désir de les arracher à la souffrance. Dans un mouvement de générosité sublime, il voulut le salut pour tous. Mais sa sagesse n’égala pas la grandeur de son âme et son courage ne fut pas à la hauteur de sa vision. Une initiation incomplète lui fit voir le monde sous le jour le plus noir. Il n’en voulut comprendre que la douleur et le mal. Ni Dieu, ni l’univers, ni l’âme, ni l’amour, ni la beauté ne trouvèrent grâce devant ses yeux.
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É. Schuré II. La vie de Bouddha

De même que l’univers est le produit d’une pensée divine qui l’organise et le vivifie sans cesse, de même le corps humain est le produit de l’âme qui le développe à travers l’évolution planétaire et s’en sert comme d’un instrument de travail et de progrès. Les espèces animales n’ont qu’une âme collective, mais l’homme a une âme individuelle, une conscience, un moi, une destinée personnelle, qui lui garantissent sa durée. Après la mort, l’âme, délivrée de sa chrysalide éphémère, vit d’une autre vie, plus vaste, dans la splendeur spirituelle.
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