Résumé

Auguste-François Deschamps Les origines du bouddhisme : vues nouvelles pour servir aux travaux de l'apologétique chrétienne (1861)

Les quatre vérités sublimes, pour parler le langage du bouddhisme, nous pouvons les résumer ainsi : la douleur, l'enchaînement, le renoncement, la voie. La douleur, c'est le partage inévitable de tout homme ici-bas. Si le bouddhisme s'était arrêté à constater ce fait, évidemment la première des quatre vérités sublimes pourrait être rapprochée de la parole de Job : « La vie de l'homme sur la terre est un combat; » mais il n'en est pas ainsi. Le bouddhisme a voulu définir la douleur, et devant la définition qu'il en donne tout prestige s'évanouit
Source : Gallica

Auguste-François Deschamps Les origines du bouddhisme : vues nouvelles pour servir aux travaux de l'apologétique chrétienne (1861)

En effet, l'état suprême dont la conquête ardue est l'unique objet de toute la morale et de tous les efforts du bouddhisme primitif, le Nirvâna, pris dans sa conception primitive, n'est autre chose que l'anéantissement complet. Arriver au Nirvana, aux yeux des premiers bouddhistes, c'est sortir pour toujours du rang des existences. C'est, dans toute la sombre rigueur du mot, cesser d'être; c'est conquérir l'extinction absolue de la personnalité humaine.
Source : Gallica

Auguste-François Deschamps Les origines du bouddhisme : vues nouvelles pour servir aux travaux de l'apologétique chrétienne (1861)

En effet, aux yeux de la philosophie bouddhique, qu'est-ce que le monde ? Un immense océan qui porte la douleur et la mort dans ses flots tumultueux? Placé sur le rivage où mugit la tempête, qu'est-ce que l'homme doit faire? Tendre de tous ses efforts vers le « port de la délivrance, » vers les « rivages de l'éternel repos. » C'est le moyen offert à l'homme par le bouddhisme pour accomplir son passage, qui est présenté sous l'image d'un véhicule matériel (Yâna) .
Source : Gallica

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