Auguste-François Deschamps

Élements biographiques

Auguste-François Deschamps Le bouddhisme et l'apologétique chrétienne (1860)

Qu'on ait tué un animal pour obéir à l'ordre d'un maître, pour sa propre défense ou pour assouvir sa faim, peu importe, le péché est le même. Aussi le Bouddha avait-il interdit à ses disciples de porter des étoffes de soie, des souliers, des sandales, toutes choses provenant de la dépouille de bêtes tuées. Le seul sang, en un mot, que vous puissiez verser, c'est le vôtre propre, parce que, aux yeux de la loi, l'abandon volontaire de la vie contribue au salut et à la délivrance; et même ici le bouddhisme ne sait pas distinguer entre un lâche abandon de la vie et un noble sacrifice de soi-même.
Source : Gallica

Auguste-François Deschamps Du dévouement pastoral : discours prononcé à l'installation solennelle de M. l'abbé Lucot… (1877)

Je ne vous demande point, non plus, si, à ce moment décisif où vous en êtes arrivé de votre vie de prêtre, l'ardent désir que vous avez toujours nourri au fond de vous-même de sauver les âmes, d'étendre autour de vous le règne de Jésus-Christ, le triomphe de la foi, je ne vous demande point si cet ardent désir ne fait pas battre votre cœur avec plus de puissance que jamais.
Non, je ne vous le demande point. Comment en serait-il autrement ? Vous êtes prêtre, vous êtes pasteur : comment ne seriez-vous pas un homme de dévouement?
Source : Gallica

Auguste-François Deschamps De la discipline bouddhique, ses développements et ses légendes… (1862)

C'était l'époque où le bouddhisme commençait à se reposer à l'ombre des pénitences et des mortifications accomplies par ses premiers adeptes, l'époque où, par un relâchement progressif, le voeu de pauvreté et le voeu de ne vivre que d'aumônes n'empêchaient plus guère les tables du cloître de se couvrir d'une chère fort convenable et très-abondante. Or cet homme, riche autrefois, et maintenant réduit à une si profonde misère, voyait, dit la légende, que les religieux de Çâkya étaient bien nourris ; cela le détermina à se raser la tête et à prendre le costume
des bouddhistes.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature