Résumé

Musée Guimet. Catalogue des objets exposés… (1880)

La première religion des Chinois remonte à la plus haute antiquité ; c'est le culte des ancêtres auquel s'est joint par la suite celui des dieux, ou esprits, des montagnes et des fleuves. Elle ne constitue pas à proprement parler une religion dans le sens que nous y attachons habituellement ; c'est un culte ayant pour but de témoigner la reconnaissance de l'homme à ses ancêtres pour la vie qu'il a reçue d'eux, aux esprits pour les bienfaits qu'ils lui accordent en le protégeant et le nourrissant. On peut dire, pour la définir en un
mot, que c'est le fétichisme du cadavre et de la nature.
Source : Gallica

Musée Guimet. Catalogue des objets exposés… (1880)

Dans cette religion nous trouvons le dogme de
l'immortalité de l'âme sous la forme de la métempsycose, ou passage successif de l'âme dans le corps des êtres, du plus infime au plus relevé, de la brute à l'homme et de l'homme au génie. Elle s'épure dans ces existences successives, jusqu'à ce qu'elle atteigne au degré de perfection qui lui permettra de se fondre enfin et pour l'éternité, dans le grand Esprit universel qui anime le monde. Mais si l'âme s'élève par la pratique des vertus, elle déchoit par l'abandon aux passions et aux vices
Source : Gallica

Musée Guimet. Catalogue des objets exposés… (1880)

De là sont venues naturellement les prescriptions du renoncement au monde, de la mendicité et de la vie monastique, qui s'est développée dans le bouddhisme plus que dans toutes les autres religions.
En général, le bouddhisme ne reconnaît aucun Dieu créateur. Il rend cependant un culte à AdiBouddha, le Bouddha suprême qui n'a jamais eu de commencement et n'aura pas de fin ; mais ce Bouddha
est trop profondément plongé dans la méditation divine, dyana, pour s'occuper des choses de l'univers, qu'il abandonne aux autres Bouddhas.
Source : Gallica

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