A. Bellessort, Revue des Deux Mondes
“ Le bouddhisme ignore l’effusion, cette ivresse impétueuse et charmante du cœur qui s’ouvre un passage et se précipite en d’autres cœurs. Son évangile proche le silence. Au Japon la douleur ne crie pas, l’amour ne s’épanche pas, le deuil sourit, l’abnégation se tait. L’isolement apparent des âmes qui m’a tant frappé sur la terre japonaise, je l’ai compris du moment où ces âmes ne formaient qu’une seule âme. Autant les Japonais aiment les longs bavardages et les complimens interminables, autant ils demeurent réservés sur tout ce qui touche au tréfond de l’être. ”
