Louis Lemercier de Neuville,
Contes abracadabrants
(1882)
“ Eh bien ! c'est dans ce passé où se heurtent tant de souvenirs, que vous trouverez l'origine de l'affection qu'on peut avoir pour les chrysanthèmes. Cette vieille campagnarde ridée, qui vous pa¬ raît si bonne que vous l'embrasseriez volontiers : Chrysanthème ! – Elle ressemble à votre nourrice ! Ce maître d'études, qui aujourd'hui fait la classe dans la pension de votre fils : Chrysanthème ! – Il ressemble à votre premier maître ! Cette enfant blonde, turbulente, espiègle, nerveuse, qui vient se jeter dans vos jambes quand vous traversez les Tuileries : Chrysanthème ! ”
