Résumé

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr Les guêpes ­— séries 3 & 4

La loi agraire a été de tous temps le rêve de beaucoup d’amis du peuple, gênés dans leurs affaires particulières; on aime assez à partager les biens des autres.—Un des inconvénients d’une loi agraire,—et un des moindres,—serait de ne rien changer absolument. Faites aujourd’hui un partage égal entre tous—et, avant dix ans, le travail, l’astuce, l’avidité, l’industrie, l’avarice d’une part,—la paresse, l’insouciance, la droiture, la prodigalité d’autre part, le hasard des deux côtés,—auront rétabli les choses en l’état où elles sont aujourd’hui.
Source : Gutenberg

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr Les guêpes ­— séries 3 & 4

Celui-ci, cependant, veut être député pour quitter sa province et son ménage;—celui-là veut avoir la croix;—cet autre une place:—tout cela s’appelle, pour l’instant, dévouement et intérêt du pays. Vingt-deux polichinelles!
Les électeurs sont comme le public des théâtres;—il leur faut du commun;—il faut que le candidat ressemble à un type de candidat qu’ils ont dans la tête.
Quelque chose d’indépendant en paroles,—quelque chose qui fasse de l’opposition,—mais sans succès,—parce que l’électeur ne veut pas de révolution ni d’émeute.—Il aime la provocation, mais il n’aime pas le combat.
Source : Gutenberg

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr Les guêpes ­— séries 3 & 4

Il est évident que la presse est l’origine de l’horrible désordre qui mine la société.—Quelques niais demandent à ce sujet des lois répressives.—Je l’ai dit vingt fois,—c’est, au contraire, le moment de lui mettre la bride sur le cou.—Laissez la presse libre,—sans cautionnement,—sans timbre,—sans procès,—dans deux ans la presse sera morte ou réformée et moralisée.—C’est une gageure que je tiendrais en mettant ma tête pour enjeu.
Toutes ces sociétés secrètes sont comme les mans qu’on trouve dans la terre, où ils rongent les racines; le soleil, le jour et l’air les font mourir.
Source : Gutenberg

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