Émile Guimet

Émile Guimet

Résumé

Portrait de Émile Guimet Émile Guimet Promenades japonaises (1878)

Je m'installe dans une de ces maisons de thé, pendant que Régamey et Wirgman prennent des croquis, à la grande joie des habitants, qui semblent tous être de vrais .connaisseurs.
Parmi les hommes de peine qui s'arrêtent pour donner leur avis, il y en a qui sont tout nus et qui ont le dos et la poitrine ornés de tatouages artistiques.
Je vois monter par la rue en pente de nombreux pèlerins, jambes nues, vêtement bleu sombre et, sur le dos, la natte caractéristique du voyageur. Chapeau immense et grand bâton complètent l'attirail.
Source : Gallica

Portrait de Émile Guimet Émile Guimet Promenades japonaises (1878)

Au milieu de la tranchée, dans un lieu tout rempli d'une délicieuse fraîcheur, s'élève une maison de thé consistant en un toit de chaume épais que supportent, en guise de pilastres, des piquets de bambous.
Nos hommes se sont arrêtés là un moment pour fumer une de ces imperceptibles pipes japonaises qui donnent trois bouffées de fumée et s'éteignent.
Les Japonais sont des délicats qui savent se réserver le plaisir des choses en ne se rassasiant jamais.
Source : Gallica

Portrait de Émile Guimet Émile Guimet Promenades japonaises (1878)

En contournant l'île, nous arrivons à une large fissure dans laquelle on ne peut pénétrer qu'à marée basse. Au fond de l'anfractuosité se présente une vaste grotte étroite et élevée comme la célèbre grotte du Pausilippe, à Naples.
Nous entrons dans cet énorme trou sombre et tout au fond nous apparaissent des reflets lumineux. C'est le petit sanctuaire doré qu'éclairent les bougies votives.
Ce monument, ainsi présenté dans le vide noir, semble modelé
dans le feu, c'est comme un temple de lumière, construit d'éclats et de phosphorescences.
Source : Gallica

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