Résumé

Maurice Dubard Le Japon pittoresque, par Maurice Dubard… (1879)

« J'avais toujours pensé, s'écria-t-il, lorsque je comparais les cérémonies de votre religion à celles de nos bonzes, j'avais toujours pensé que votre religion et les nôtres n'étaient pas loin de s'entendre.
Non, lui dis-je, les religions ne s'entendront jamais; mais un jour viendra, dans bien des siècles peut-être, où les hommes, unis dans une même foi commune, formeront un seul grand peuple de frères que rien ne pourra diviser 1. » Pendant cette longue dissertation, le bonze avait enfin terminé ses oraisons ; O-Hana était venue discrètement et sans bruit s'asseoir derrière nous.
Source : Gallica

Maurice Dubard Le Japon pittoresque, par Maurice Dubard… (1879)

Nous voulons déguster le thé jaune dans des tasses minuscules, et nous enivrer de saké blanc; nous voulons avant tout manger le riz japonais avec les baguettes gastronomiques ; nous voulons, en un mot, vivre au Japon de la vie japonaise.
L'homme aux cheveux de filasse, stupéfait, scandalisé de l'indifférence avec laquelle ses offres sont
écoutées, ne cherche même pas à nous retenir, et regarde d'un œil ahuri les deux insensés qui, méprisant la science de sa cuisine, sont déjà repartis à la recherche d'un gâte-sauce indigène.
Source : Gallica

Maurice Dubard Le Japon pittoresque, par Maurice Dubard… (1879)

Le vieillard, voyant notre étonnement, nous dit : « Le marché est fait, n'ayez pas de honte ; O-Hana l'a voulu ; c'est ma fille, l'enfant de ma vieillesse ; elle ordonne, j'obéis. »
Quand nous voulûmes remercier l'aimable fille, elle avait disparu.
Au lieu de continuer, comme la veille, sa promenade avec moi, au lieu d'errer de longues heures au milieu de cette foule bigarrée, bavarde et rieuse, qui sillonne les rues à la lueur de mille lanternes de papier et qui donne, Je soir, aux villes du Japon un aspect si pittoresque, Marcel me quitta.
Source : Gallica

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