Eugène Brieux,
Au Japon par Java, la Chine, la Corée…
(1917)
“ Le Fuji! Le Fuji ! Tout le monde se réveille, se lève et vient contempler le mont sacré. Aujourd'hui seulement je puis dire que j'ai vu le Japon. Du train, où nous sommes, nous allons, pendant des heures, le voir, l'entrevoir, le perdre et le retrouver. Nous semblons l'atteindre, passer devant lui, le laisser derrière nous, puis tout à coup le voici qui surgit de l'autre côté, tout près, cette fois, blanc sur bleu, avec un nuage autour de ses flancs, comme une écharpe grise. On comprend l'obsession qu'il a exercée sur les artistes japonais. ”
