Louis Aubert, Les Maîtres de l'estampe japonaise… (1914)
“ Rien de limité à l'immédiat, à l'individuel comme chez nos gens d'Europe qui regardent la nature surtout pour la modifier : tout, au contraire, appartient à l'espèce invariable et participe de sa durée en ces héros de l'estampe qui sont surtout des contemplateurs. Et comme l'on comprend le peu de souci qu'a cet art, de peindre très exactement femmes et paysages, dans toutes leurs singularités, d'en laisser le portrait le plus individuel qu'il se puisse ! L'espèce pin, l'espèce bambou, l'espèce prunier, l'espèce bijin, suffit à suggérer le souvenir de telle émotion, de tel geste traditionnel. ”
