Résumé

L'art japonais (1926)

“ Son coloris délicat, parfois subtil, a une distinction particulière : c'est une harmonie de tons fondus, passés et pourtant très chatoyants, mais sans une seule note criarde. Ce n'est que dans ses œuvres qu'on observe certains tons, comme le mauve qui se dégrade en gorge de pigeon, ou bien des gris indécis qu'aucun autre artiste n'a su imiter. Outamaro a été, avant tout, le peintre de la femme ; il a consacré à cet art toute sa vie et tout son génie. Grandes dames, courtisanes, femmes du peuple défilent dans ses livres illustrés et dans les innombrables estampes qu'il a signées. ”
Source : Gallica

L'art japonais (1926)

“ Aucun peuple n'a aimé la nature d'une façon à la fois aussi ardente et aussi poétique. Le jour de la fête des cerisiers en fleurs, qui est une fête nationale, toute la population abandonne les villes pour aller aux champs admirer la nature dans son épanouissement printanier.
Il n'est pas rare de voir, dans les villes, des Japonais en contemplation devant de minuscules jardins, installés sur un simple plateau ou dans une boîte profonde.
”
Source : Gallica

L'art japonais (1926)

“ Les laques les plus anciens remontent au VIe siècle de notre ère ; ils sont, en général, à fond noir uni. Ceux du XVe siècle sont estimés ; mais les laques du XVIIe siècle ont toujours été considérés comme les plus précieux.
Le laqueur Korin, qui fut aussi un peintre de grand talent, occupe dans l'histoire de l'art du laquage une des premières places. Son mode d'emploi de l'or est très particulier : tantôt c'est une poussière d'or qu'il répand sur les objets, tantôt il applique l'or en larges touches d'une chaleur de ton merveilleuse.
”
Source : Gallica

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