Gravure sur bois

Définition et enjeux

Bibliothèque nationale Le Livre : [exposition], Paris… (1972)

La technique employée est la gravure en relief, dite taille d'épargne, parce que le graveur doit épargner le trait et creuser partout ailleurs la planche de bois, la « champlever ». On emploie des bois durs, cerisier, cormier, poirier, pommier, et l'on taille la planche dans le sens de la fibre du bois ; c'est ce qu'on appelle la gravure sur bois de fil. L'instrument principal du graveur est le canif avec lequel il détoure le dessin qui est ainsi transformé en une arête saillante ; celle-ci reçoit l'encre, comme l'oeil du caractère typographique.
Source : Gallica

Portrait de Henri Delaborde Henri Delaborde Revue des Deux Mondes

On sait que la gravure sur bois n’est, à vrai dire, que le moyen de multiplier par l’impression les épreuves d’un dessin exécuté préalablement sur la planche même : dessin dont les traits subsistent en relief après que le graveur a creusé plus ou moins profondément toutes les parties intermédiaires. Une épreuve ainsi obtenue doit donc être l’empreinte du sujet tracé par le dessinateur, et la tâche du graveur sur bois, beaucoup moins compliquée que la tache des autres graveurs, se borne à respecter les contours le long desquels on opère.
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Portrait de Henri Delaborde Henri Delaborde Revue des Deux Mondes

Si la gravure au burin n’est plus pratiquée en France que par des artistes très distingués, mais sans corrélation évidente de talent, en revanche le procédé de gravure sur bois est devenu pour beaucoup d’autres l’objet d’études approfondies et poursuivies avec ensemble.
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