William Morris

Définition et enjeux

Erwana Brin,  Le livre anglais : trésors des collections anglaises… (1951)

“ L'influence de Morris a eu, en fin de compte, plus d'importance que son œuvre littéraire. Il pratiqua avec brio et éclectisme les arts et les métiers les plus divers, sans exceller jamais dans aucun d'eux. La peinture, la littérature, l'art du livre, du tissu et du verre, — d'autres encore, — retinrent son activité ; mais c'est en affirmant que l'art est un élément inséparable de la vie et que le désir de créer la beauté est la plus noble des aspirations humaines que William Morris exerça son action, outre-Atlantique et outre-Manche, non moins que dans sa propre patrie. ”
Source : Gallica

Th. de Wyzewa,  Revue des Deux Mondes

“ Et l’on peut s’étonner, après cela, qu’un grand poète, comme était Morris, et l’un des chefs du socialisme anglais, et le créateur de toute une école d’art décoratif, ait consenti à dépenser tant d’efforts pour un conte d’enfans, sans aucun autre objet que de s’amuser. Mais la vérité est que William Morris n’a jamais eu d’autre objet que de s’amuser. Ni ses poèmes, ni son socialisme, ni son art décoratif ne sont, au fond, plus sérieux que son récit des aventures d’Osberne Wulfgrimson, ou que la carte illustrée dont il l’a orné. ”
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Portrait de Gustave Kahn Gustave Kahn,  Symbolistes et Décadents

“ L’Anglais William Morris, artiste d’un tout autre talent, poète, dessinateur, industriel, nous fait assister à un semblable réveil dans une cité de verdure, de générosité, de richesse généralisée ; la thèse contraire a été développée, avec son grand talent, par l’Anglais Wells, la thèse pessimiste, qui met tous les capitaux aux mains de quelques trusts, et enfourne dans des galeries souterraines la population ouvrière ilotisée et même idiotisée. Ce n’est plus le bagne capitaliste, c’est l’Enfer capitaliste. ”
Source : Wikisource

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