Stuart Merrill

Élements biographiques

Portrait de Stuart Merrill Stuart Merrill,  La Société nouvelle

“ Il lui fut impossible de faire deux parts de son âme, l’une s’exaltant vers la beauté idéale, l’autre se résignant à la laideur réelle. Il fut sincère envers lui-même, donc sincère envers les autres.
Bon, William Morris le fut et par la bonté il s’enrichit l’àme. Ce n’est pas lui qui eût trouvé nécessaire, comme le stérile Barrès, d’inventer un système de psychothérapie pour se donner de la santé morale. Instinctivement, comme les femmes et les enfants, il aima, et ne crut pas se diminuer en aimant. Écoutez cette glorification mystique de l’Amour :
L’Amour suffit.
”
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Portrait de Stuart Merrill Stuart Merrill,  Les Gammes

“ Sont morts dans le mystère, et le silence tue
L’écho qui veille encore au fond des épaisseurs.
Et voici qu’il te faut, mon âme inassouvie,
Revenir au réel de l’irréel lointain :
Ô la subtile horreur du réveil à la vie !
Ô l'ineffable effroi d’une voix qui s’éteint !
LE MÉNÉTRIER
Étouffant en la nuit la rumeur de ses pas
Le vieux ménétrier sous l’horreur de la lune
Rôde comme un garou par la lande et la dune.
Sur la grève des mers il balance ses pas,
Pris d’un doux mal d’amour pour sa dame la lune
Qui le leurre au plus loin de la lande et la dune.
”
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Portrait de Stuart Merrill Stuart Merrill,  Petits Poèmes d’Automne

“ Où nous marchions seuls, les yeux dans les yeux.
Entends-tu là-bas, comme des adieux,
Les cloches des morts sonner la vigile ?
Le soleil n’est plus, ô sœur puérile,
Mais n’ayons pas peur de l’ombre en les cieux ;
Nous saurons trouver, après les aïeux,
La bonne maison d’accueil et d’asile,
Celle de ta croix où Dieu promet l’or,
La myrrhe et l’encens et tout sou trésor
Aux pauvres amants frappant à sa porte.
Prie un peu pourtant pour le péché d’hier,
Et donne la main si faible et si forte :
Voici venir l’heure où l’on voit, moins clair.
”
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