Stuart Merrill

Stuart Merrill

Résumé

Portrait de Stuart Merrill Stuart Merrill,  Les Gammes

“ Mais à vous l’ouragan qui hurle sur les faîtes,
Et le long des écueils l’écume des tempêtes.
Oh ! la neige tournoie aux remous des tempêtes,
Et ma raison se meurt sous les regrets amers.
La neige s’amoncelle aux flancs glacés des faîtes,
Et j’écoute en mon cœur pleurer les vieilles fêtes.
La neige avec horreur s’engouffre dans les mers,
Et ma perte me tente en l’ombre des hivers :
Me tente dans l’hiver, tandis que les tempêtes
Sur les mers mêleront leurs râlements amers
Et qu’en sanglots les cieux engloutiront les faîtes.
”
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Portrait de Stuart Merrill Stuart Merrill,  Les Gammes

“ Un fantôme s’effare en l’ombre funéraire.
Sous les feuilles que frôle un vent crépusculaire
La lueur de la lune illumine le soir :
Un fantôme s’effare en l’ombre funéraire
Et l’âme de l’air râle en brumes d’encensoir.
La lueur de la lune illumine le soir,
Impalpable remous de la marée astrale,
Et l’âme de l’air râle en brumes d’encensoir
Par les vastes forêts, à l'heure vespérale.
”
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Portrait de Stuart Merrill Stuart Merrill,  Les Gammes

“ Sont morts dans le mystère, et le silence tue
L’écho qui veille encore au fond des épaisseurs.
Et voici qu’il te faut, mon âme inassouvie,
Revenir au réel de l’irréel lointain :
Ô la subtile horreur du réveil à la vie !
Ô l'ineffable effroi d’une voix qui s’éteint !
LE MÉNÉTRIER
Étouffant en la nuit la rumeur de ses pas
Le vieux ménétrier sous l’horreur de la lune
Rôde comme un garou par la lande et la dune.
Sur la grève des mers il balance ses pas,
Pris d’un doux mal d’amour pour sa dame la lune
Qui le leurre au plus loin de la lande et la dune.
”
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