Émilie Sirieyx de Villers

Résumé

Émilie Sirieyx de Villers Le peintre landais J.-R. Sourgen (1931)

Maîtrise de la forme, maîtrise de la couleur, c'est beaucoup. Mais c'est peu s'il n'y a pas, dominant cette virtuosité, le pouvoir de l'âme.
Or, Sourgen, il faut le répéter, est profondément « poète ». Ce qu'il voit, il le recrée selon les exigences de sa vie intérieure. « Quelle erreur, s' écrie-t-il, quelle erreur de croire que l'art soit la copie de quelque chose ! » Et cet impondérable qui en art joue le grand jeu, nous le retrouvons dans ses moindres esquisses, vibration secrète qui nous émeut jusqu'au fond de notre cœur, y éveillant dans l'ineffable le frisson du mystère universel.
Source : Gallica

Émilie Sirieyx de Villers Le peintre landais J.-R. Sourgen (1931)

Ce que peint Roger Sourgen ?. C'est un coin de dune rousse avec son herbe rare, avec une bande de mer bleue qui vient l'effleurer, c'est la vision d'un étang à travers les troncs des arbres, c'est une chevauchée de pins dans la brume du matin ou sous la caresse dorée du soir, c'est une maison lointaine, basse et trapue, tapie au milieu du bois, c'est l'éblouissement d'un buisson d'ajoncs qui met dans la verdure sa note crissante d'or. Et toujours c'est la touche exacte, vibrante ou douce, c'est le paysage lui-même qui nous est rendu avec tous ses enchantements.
Source : Gallica

Émilie Sirieyx de Villers Le peintre landais J.-R. Sourgen (1931)

Avec une maîtrise consacrée par le succès, le peintre Sourgen a fait du lac d'Hossegor, de l'étang de Moliets, de la forêt enchantée, son domaine tant il exalte le rythme décoratif par une féerie poétique raisonnée.
Ses dunes chez Imberti sont à la fois vraies dans leur nudité et aimables. Ses évocations baignées de lumière bleue ont l'émotion et la tendresse d'une vision de rêve. Nul n'a su comme lui faire de la pignada, de ses profondeurs, de son mystère, de ses lignes fuyantes, un poème au lyrisme pénétrant.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature