Paul Lambotte

Résumé

Paul Lambotte Hippolyte Boulenger (1931)

On dirait que se sentant guetté par la mort menaçante Boulenger s'est hâté d'extérioriser en ces huit années tout ce qui, dans son cœur et dans son cerveau, avait germé et mûri.
A la différence de tant d'artistes qui font de la mauvaise peinture par raison démonstrative, à grand renfort de théories prétentieuses, Boulenger fut un instinctif. Il donna ses œuvres en toute
simplicité comme un pommier donne ses pommes.
Source : Gallica

Paul Lambotte Hippolyte Boulenger (1931)

Mais Boulenger peignait d'abord, il réfléchissait et opinait ensuite. Ces veillées entre artistes tôt levés pour le travail matinal ne se prolongeaient guère. Chacun, en reprenant ses brosses le lendemain devant la nature, s'abandonnait seulement à son émotion, à sa sensibilité, à son instinct.
Peut-être la conformation particulière des yeux d'Hippolyte Boulenger, ce strabisme dont ses contemporains ne manquent pas de faire mention, fut-il pour quelque chose dans sa perception originale des formes et des volumes.
Source : Gallica

Paul Lambotte Hippolyte Boulenger (1931)

On pouvait redouter un peu de monotonie résultant du rassemblement de tant de paysages. Bien au contraire, la personnalité de Boulenger s'affirmait complexe, variée, jamais indifférente.
Depuis les tâtonnantes recherches des débuts jusqu'aux pages définitives de la brève maturité — elles s'échelonnent de 1865 à 1873, — l'évolution, l'affirmation de plus en plus libre et originale de ce tempérament robuste et fin se poursuivent dans une production fiévreuse, magistrale, qui surprend par son abondance et sa liberté.
Source : Gallica

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