“ Constantin Meunier est un artiste intéressant et méritoire. Par son talent, par sa belle vie sans défaillance, il a droit au respect de tous. De son œuvre, se dégage une forte signification humaine. Comme tant d’autres, qui y trouvèrent fortune et profit, il eût pu faire des Dianes cireuses, d’onduleuses Vénus et de voluptueuses faunesses. Il eût pu élever, aussi bien que d’autres, des monuments en sucre ou en saindoux, à la mémoire des grands hommes de Bruxelles, et peupler le bois de la Cambre de toute une foule de peintres, de poètes, d’orateurs et de militaires... ”
Constantin Meunier
Définition et enjeux
Le thème de “Constantin Meunier” a été abordé par des auteurs tels que André Fontaine, Octave Mirbeau, Léon Tolstoï, Anatole France ou Alphonse de Lamartine. Il est souvent associé à des termes comme l'artiste, Bruxelles, Henri, le moulin ou Marcelle.
Citations sur “Constantin Meunier”
André Fontaine, Constantin Meunier (1923)
“ Constantin Meunier qui, de 1886 à 1896, avait représenté, par pur amour des lignes, des attitudes, des formes expressives, tant de types de travailleurs, depuis le puddleur jusqu'au mineur, depuis le briquetier jusqu'à rabatteur, depuis le paysan jusqu'au marin, semble, à partir de cette époque, avoir été hanté par le désir de glorifier l'effort social, sans aucune arrière-pensée de prosélytisme politique, de récrimination ni de révolte, par pure sympathie pour ceux qui souffrent, qui peinent et qui collaborent courageusement à l'oeuvre de vie, même quand la vie leur est mauvaise. ”
André Fontaine, Constantin Meunier (1923)
“ Constantin Meunier ne produisit-il pas dans les Salons belges ou français ce chef-d'oeuvre, où le geste banal prend l'ampleur auguste d'une fonction humaine essentielle et se précise en des lignes d'une pureté et d'une vérité admirables ? C'est ce qu'on a peine à s'expliquer. Cette figurine n'a que cinquante centimètres de hauteur, et pourtant elle tient du colossal. « N'est-ce pas, que toute l'humanité boit par sa bouche ? » disait un jeune artiste en parlant de cet ouvrier dont on ne voit tout d'abord que la bouche et le menton avançant vers la gourde pour y puiser la force réparatrice. ”
