Fréderic Henriet, Esquisse biographique, Chintreuil (1858)
“ Mais voici que le soir approche dans la clairière du bois ; de gros nuages noirs et ballonnés se heurtent dans le ciel, l'orage gronde, la pluie tombe à torrents, le vent siffle dans les taillis et déracine les bouleaux ; mille ruisseaux improvisés courent, en les couchant, dans les hautes herbes. Il semble que le peintre, en déchaînant la tempête sur sa toile, ait voulu y dramatiser l'expression de ses souffrances morales. Quand le paysage s'élève à cette éloquence, qui s'étonnerait de voir nombre d'amateurs concentrer là leurs plus vives admirations et leurs plus pures jouissances! ”
