Résumé

E. Landoy Revue des Deux Mondes

La Belgique a trois grandes écoles de peinture et plusieurs autres d’une moindre importance. Une grande école, bien dotée, bien organisée, serait de tous points préférable à un enseignement multiple et incomplet. Ce qui n’est point enseigné en Belgique comme ailleurs, et ce qui devrait l’être, c’est l’anatomie appliquée aux arts, c’est la philosophie de l’art, c’est peut-être une sorte d’histoire universelle également appliquée à l’art ; car, et l’on va maintenant toucher au doigt le caractère moral de l’école belge et ses tendances, ce qui manque aux artistes belges, c’est l’éducation.
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E. Landoy Revue des Deux Mondes

Une femme, Mme Frédérique O’Connell, a pris dans l’école belge une position unique. S’inspirant à la fois de Rubens et de Rembrandt, elle s’est créé une manière, un style d’une étonnante hardiesse. Malgré de graves incorrections de dessin et ce je ne sais quoi d’incomplet ou d’exagéré, d’en-deçà ou d’au-delà, qui est le défaut de la plupart des femmes artistes, les toiles de Mme Frédérique O’Connell ont un mérite incontestable. Sa façon de comprendre, son faire, son coup de pinceau, sont d’une audace qui va jusqu’à la témérité.
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E. Landoy Revue des Deux Mondes

M. de Jonghe était du reste un homme de talent. Il a été pour la nouvelle école de paysage ce que M. Navez a été pour l’école de peinture historique, un rénovateur, un maître et un guide. Ses paysages ont de l’étendue ; il avait à un haut degré le sentiment de l’espace et de la perspective aérienne, et, dans l’art de traiter le paysage à grandes lignes et les lointains, peut-être n’est-il encore que faiblement dépassé.
Comme le portrait, le paysage est un genre dont les vrais artistes peuvent seuls comprendre toutes les difficultés.
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