Maxime Du Camp

Maxime Du Camp

Résumé

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Le Salon de 1867

Plus l’exemple tombe de haut, plus il doit être sévère, car sans cela il peut porter des fruits dangereux et égarer bien des jeunes esprits. En négligeant les plus simples principes de l’art, en lâchant sa facture d’une manière outrée, en ne recherchant plus qu’un effet confus de colorations désordonnées, M. Isabey semble avoir pris à tâche d’imiter les tableaux de M. Jules Noël. C’est le même papillotage, la même indécision de dessin, la même lourdeur de touches plaquées, la même insouciance pour la justesse des lignes et de la tonalité.
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Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Le Salon de 1867

Pour qui connaît l’Allemagne, c’est une scène prise sur le fait, La bonhomie imposante des paysans, l’effarement des bambins, la raideur insouciante de l’altesse, la lourdeur bonasse de l’un des aides de camp, la gaieté de l’autre, la dignité transcendante du chasseur empanaché qui marche de loin derrière son maître, ont été saisis sur le vif de la nature. C’est une bonne satire, innocente, car elle est sans fiel, mais d’une observation juste et assez pénétrante. Le dessin de tous ces minuscules personnages est exact et soigné ; tout est exécuté avec un soin minutieux
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Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Le Salon de 1867

Ne voilà-t-il pas une belle posture pour une statue ! Tout est inharmonieux dans cette pose extravagante, les lignes se contrarient, se heurtent et se nuisent ; le dos est courbé, la nuque soulevée par l’effort ; quand la flèche sera partie, le point d’appui manquera, et l’homme sera culbuté. Et ce qu’il y a de plus étrange, c’est que ce n’est même pas exact. Les Cabôclos, qui sont de grands chasseurs d’oiseaux, se mettent en effet sur le dos pour tirer, mais ils lèvent les deux jambes en l’air, appuient l’arc sur leurs deux pieds, et la flèche est maintenue entre les deux orteils.
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