Maxime Du Camp

Maxime Du Camp

Résumé

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Le Salon de 1864

C’est une allégorie bien choisie et très appropriée à l’art statuaire. La vieille immortelle, toujours jeune, était faite pour tenter un talent qui déjà et plusieurs fois a donné ses preuves; mais en quoi diffère-t-elle d’une victoire antique? Elle dépose une couronne sur l’aigle d’un drapeau français, je le vois, mais c’est donc l’accessoire seul qui constitue l’allégorie? N’y a-t-il pas dans l’attitude générale, dans la physionomie, dans l’aspect particulier, n’y a-t-il pas à introduire quelque chose de spécial et d’essentiel qui accuse nettement notre temps et empêche toute confusion ?
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Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Le Salon de 1864

Je regrette que les sculpteurs ne se soient pas étudiés à manier le bronze; c’est une fort belle matière, facile à travailler, qui, loin d’être rebelle à la lime, en subit les moindres inflexions, qui comporte toutes les réparations possibles, et dont on ne devrait pas abandonner l’emploi définitif à des ouvriers qui, si habiles qu’ils soient, ne peuvent jamais rendre exactement la pensée d’un artiste. C’est le statuaire aussi qui devrait donner la patine à ses bronzes; c’est l’épiderme, c’est la coloration de la statue, et cela vaut la peine qu’on y prenne garde.
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Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Le Salon de 1864

À tort ou à raison, l’Orient, particulièrement le Sahara, passe pour le pays du soleil par excellence. C’est la patrie de l’aridité, de la chaleur, du miroitement, de l’azur implacable et infini. S’il y a des tempêtes, ce sont des tempêtes de sable ; s’il y a des tourbillons, ils poussent devant eux l’haleine brûlante du khamsin, et non point des torrens d’eau. M. Fromentin sait aussi bien que moi comment les Arabes appellent le Sahara : « le pays de la soif. » Un orage humide dans le désert, ce n’est plus le désert.
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