Maxime Du Camp

Maxime Du Camp

Résumé

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Le Salon de 1865

Lorsqu’au début de sa carrière on a eu le courage, l’esprit ou la chance de placer son idéal très loin, on marche vers lui en s’agrandissant soi-même, l’âge ne vous atteint pas, et l’on reste jeune, car on n’a pas encore touché le but qu’on s’était proposé. Depuis vingt-sept ans que M. Pollet a obtenu le premier grand prix de gravure, son talent n’a rien perdu de sa fraîcheur ni de sa force. L’aquarelle qu’il expose aujourd’hui appartient, sans contestation possible, à la peinture d’histoire. C’est d’une grande allure et d’un style de premier ordre.
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Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Le Salon de 1865

L’argonaute est triomphant, demi-nu comme un héros, debout auprès du trophée qui porte la toison d’or ; d’une main il tient son glaive rentré au fourreau, de l’autre il lève et semble offrir aux dieux le rameau d’or de la victoire. Ses beaux pieds nus posent sur le corps du dragon qui, expirant dans les dernières convulsions de l’agonie, redresse encore sa tête de pygargue et roule les anneaux séparés de sa queue de serpent. C’est le pays du triomphe et de l’éternelle jeunesse ; le ciel a des profondeurs lointaines que l’espérance peut parcourir à tire d’aile
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Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Le Salon de 1865

Je voudrais que M. Fromentin mît d’accord les deux peintres qu’il porte en lui, celui d’autrefois, qui est resté charmant, celui d’aujourd’hui, qui se manière à son insu par l’inutile violence de son effort. C’est un grand talent, le plus grand de tous peut-être, que de savoir ce que l’on peut et de ne jamais dépasser sa propre limite. Chacun a des aptitudes particulières, et c’est en les développant avec persistance qu’on arrive à faire produire à sa nature toute la somme de perfection qu’elle contient en germe.
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