Pierre Corneille,
Médée
(1635)
“ Depuis que mon esprit est capable de flamme, Jamais un trouble égal n’a confondu mon âme. Mon cœur, qui se partage en deux affections, Se laisse déchirer à mille passions. Je dois tout à Médée, et je ne puis sans honte Et d’elle et de ma foi tenir si peu de conte : Je dois tout à Créon, et d’un si puissant roi Je fais un ennemi, si je garde ma foi : Je regrette Médée, et j’adore Créuse ; Je vois mon crime en l’une, en l’autre mon excuse ; ”
