Jules Girard, L’alexandrinisme
“ L’esprit souffle où il veut et comme il veut. L’épopée des Argonautiques est en général faible et froide ; ni la conception, ni le plan, ni l’action, ni les caractères, ni le style n’ont assez de force et de grandeur ; elle manque de simplicité, d’abandon, de pathétique ; enfin cette tentative pour accorder Homère avec le génie alexandrin a eu le sort auquel elle était condamnée d’avance : elle a échoué. Il n’en est pas moins vrai que, grâce à une partie considérable de son poème, celle où est peint l’amour de Médée, le poète a laissé une trace profonde et durable. ”
