Jules Girard

Résumé

Jules Girard L’alexandrinisme

L’esprit souffle où il veut et comme il veut. L’épopée des Argonautiques est en général faible et froide ; ni la conception, ni le plan, ni l’action, ni les caractères, ni le style n’ont assez de force et de grandeur ; elle manque de simplicité, d’abandon, de pathétique ; enfin cette tentative pour accorder Homère avec le génie alexandrin a eu le sort auquel elle était condamnée d’avance : elle a échoué. Il n’en est pas moins vrai que, grâce à une partie considérable de son poème, celle où est peint l’amour de Médée, le poète a laissé une trace profonde et durable.
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Jules Girard L’alexandrinisme

Parmi ces imprécations, la moins violente et la plus expressive d’idée et de mouvement est une épigramme par laquelle Antipater de Thessalonique répond aux vers de Callimaque sur ces gouttes d’une onde pure et sainte qu’il se vantait d’apporter au sanctuaire : « Loin d’ici, vous tous,... gracieux artisans d’une poésie énervée, qui buvez un filet d’eau à la source sacrée ! Aujourd’hui, c’est la fête d’Archiloque et du mâle Homère ; notre cratère n’admet pas les buveurs d’eau. »
Ces épigrammes sont du ier siècle après Jésus-Christ.
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Jules Girard L’alexandrinisme

Le moyen imaginé par Apollonius, pour être moins cherché, n’en vaut peut-être pas mieux. Médée a recours au mensonge, et de telle sorte qu’elle se donne une apparence de cupidité et de perfidie. Est-ce une manière de laisser apercevoir le naturel pervers de cette barbare que son amour pour un Grec va transfigurer pendant quelques instants ? Rien n’est moins certain, et, en tout cas, ce jour odieux, jeté à ce moment sur son caractère, nous gâterait d’avance l’impression de ces naïves et tendres émotions par lesquelles le poète veut nous charmer.
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