Pseudo-Orphée

Résumé

Pseudo-Orphée,  Lyriques grecs

“ Réflexion qu’aura faite plus d’une fois, sans doute, quiconque étudia l’histoire où vécut avec les hommes, mais sur laquelle on ne peut trop, ce semble, insister dans le siècle où nous vivons. Plût à Dieu qu’elle servît enfin à calmer les animosités et la haine qui troublent si souvent l’empire des lettres ! et puissent les écrivains se persuader un jour que le véritable moyen d’obscurcir la gloire d’un rival est de surpasser réellement son mérite, non de décrier injustement ses ouvrages ! ”
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Pseudo-Orphée,  Lyriques grecs

“ Quand les scoliastes ou les lexicographes l’appellent en témoignage, c’est presque toujours pour autoriser ou un terme nouveau, ou l’acception détournée d’un mot ordinaire, ou une expression hardie, ou une épithète trop forte, ou une métaphore inusitée. Mais cette conjecture, qui n’est peut-être pas fondée, non plus que l’arrêt de quelques grammairiens ou de quelques poëtes intéressés à rabaisser un rival, ne saurait balancer le grand nombre de témoignages avantageux qui doivent nous faire déplorer la perte des ouvrages de Callimaque. ”
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Pseudo-Orphée,  Lyriques grecs

“ On n’imite guère ce qu’on estime peu, et nous savons qu’indépendamment de l’Ibis, qui n’est absolument qu’une imitation du poëme de Callimaque, la plupart des traits saillants qui se trouvent dans la fable de Philémon et Baucis sont empruntés de l’Hécale, sans parler d’un assez grand nombre de vers de l’Art d’aimer et des Tristes, qu’on reconnaît encore pour avoir été tirés des écrits du poëte grec. ”
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