Joseph-François Michaud,
Le Printemps d’un proscrit
“ Ces feux mourans épars sur les monts d’alentour, Ce brillant occident où le soleil étale Sa chevelure d’or et sa robe d’opale, Ce ciel qui par degré se peint d’un gris obscur, Et le jour qui s’éteint sous un voile d’azur ! Mais déjà la lumière à la terre est ravie, Image du bonheur, des plaisirs de la vie, Dont on sent mieux le prix, quand on les a perdus. Dans les bois agités, les oiseaux éperdus, Tremblent que le soleil, désertant ces rivages, N’ait pour jamais quitté leurs paisibles bocages, Et de leurs chants plaintifs font gémir les forêts. ”
