Résumé

Adolphe Fabre Obsèques de Charles Reynaud. [Signé… (1853)

Un murmure, une poésie
Inondaient leur âme choisie
D'un ravissement sans pareil.
Serrons-nous ; — la mort fait un vide Que nous ne remplirons jamais. Ainsi, quand la cognée avide Découronne les verts sommets, Le peuplier qu'elle désigne Tombe, et disparaît de la ligne Qui s'élançait à l'horizon ; Sa racine a séché la terre, Et sur sa place solitaire Rien ne pousse, que du gazon.
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Aimons-nous ; — un ami qui tombe Fait mieux comprendre l'amitié ; Aimons-nous avant que la tombe Ne s'ouvre encor sous notre pié. Ah! c'est à cette heure suprême Que l'on sait à quel point on aime!
Source : Gallica

Adolphe Fabre Obsèques de Charles Reynaud. [Signé… (1853)

CHARLES REYNAUD
Au banquet de la vie, infortuné convive, J'apparus un jour, et je meurs. GILBERT.
Mon beau voyage encore est si loin de sa fin !.... Je pars , et des ormeaux qui bordent le chemin
J'ai passé les premiers à peine. Au banquet de la vie à peine commencé , Un instant seulement mes lèvres ont pressé La coupe en mes mains encor pleine.
O mort, tu peux attendre : éloigne, éloigne-toi ; Va consoler les coeurs que la honte, l'effroi,
Le pâle désespoir dévore.
Source : Gallica

Adolphe Fabre Obsèques de Charles Reynaud. [Signé… (1853)

Cette oeuvre est au-dessus de la puissance humaine ; On ne doit que pleurer et regarder le ciel : La foi, baume divin , calme toute souffrance ; Il faut chercher en haut le rayon d'espérance Qu'on veut faire briller au regard maternel.
La mort autour de vous a fait la solitude, Pauvre mère ; mais Dieu , dans sa mansuétude, Dieu bon abrégera votre exil ici-bas. Chaque heure vous conduit au fils qui voit vos larmes ; Vous le retrouverez, sans trouble et sans alarmes. Dans un monde où la mort ne le reprendra pas.
Source : Gallica

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