Résumé

Urbain Robinet. Étude biographique et littéraire (1863)

Il nous reste à parler maintenant du poète, et ici nous nous sentons à l'aise, nous respirons en terre libre. Nous ne craignons plus de nous heurter à ces pierres aigues, dont le terrain que nous quittons nous paraissait semé. Les hymnes de Robinet, qui ont fait les délices de nos pères, resteront comme des monuments du goût, du savoir et de la piété de cette forte génération de prêtres, du commencement du XVIIIe siècle, qui, à côté de quelques noms douteux dont la mémoire est demeurée un problème, ont réjoui l'Église de France, et l'ont ornée de leurs vertus autant que de leurs talents.
Source : Gallica

Urbain Robinet. Étude biographique et littéraire (1863)

Il faut se borner pourtant, et je ne puis mieux finir que par cet hymne où Robinet a réuni les plus brillantes et lés plus rares qualités, où il semble même s'être surpassé; cette hymne où il exalte dans un incomparable langage les mystérieuses grandeurs du sacerdoce de Jésus-Christ. Qui de nous n'en a senti les profondes et solennelles beautés? Amour eucharistique, mystère où la langue, humaine ne peut que balbutier, où le coeur ne peut qu'admirer, dans l'extase de la reconnaissance !
Source : Gallica

Urbain Robinet. Étude biographique et littéraire (1863)

Il est des hymnes où les accents du poëte se voilent d'une pieuse douceur, où sa lyre résonne avec des sons contenus, c'est lorsqu'il chante Marie, la Vierge aimée; on voit que le fils parle de sa mère absente, et comme il en est pour longtemps encore séparé, il charme son exil de son doux souvenir, il évoque son nom, il en peuple sa solitude, il l'invoque avec confiance, il le répète avec amour.
Source : Gallica

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