Résumé

Adolphe Fabre Notice historique et biographique sur Charles Reynaud (1877)

Charles Reynaud, au contraire, si gai d'habitude, si facile en apparence, si expansif, était d'une ténacité indomptable dans les mauvais jours; tant qu'il vécut, il fut l'ange consolateur de son ami. Il était admirable alors ; sa foi et son enthousiasme les soutenaient tous les deux; il avait une sorte de génie pour triompher de ses défaillances; il ne le quittait
plus, Ponsard s'attachait à lui comme à une ancre de salut.
Source : Gallica

Adolphe Fabre Notice historique et biographique sur Charles Reynaud (1877)

Dès le début, Émile Augier se rendit compte de la gravité du mal; il télégraphia en toute hâte à Vienne pour prévenir le docteur Laugier, son cher docteur, le plus fidèle, le plus dévoué, le meilleur de ses amis. A son arrivée son état était déjà désespéré. « Tu sais, docteur, que j'ai des dispositions à prendre? S'il y a du danger, préviens-moi!. » Les deux amis échangèrent un regard, - l'émotion devait être mortelle , ils ne voulurent pas briser leur dernière planche de salut ; ils répondirent, la mort dans le cœur et le sourire sur les lèvres.
Source : Gallica

Adolphe Fabre Notice historique et biographique sur Charles Reynaud (1877)

Les trois amis, du reste, vivaient dans le plus parfait accord, et jamais ils ne recherchèrent une préférence dans leurs sentiments d'affection réciproque; le triomphe de l'un était un triomphe pour tous. Les jours de bataille on eût pu les voir tous les trois sur la brèche, avec la même ardeur, faisant cause commune, et se soutenant jusqu'au bout.
Reynaud et Emile Augier finirent par habiter ensemble. Ils avaient les mêmes habitudes, le même cœur, ils voulurent avoir le même foyer et le même toit.
Source : Gallica

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