Jacques Delille,
L’Homme des champs
“ L’orage dans les mers de nouveau le porta ; De nouveau sur ses bords la mer le rejeta, Le reprit, le rendit : ainsi, rongé par l’âge, Il endura les vents et les flots et l’orage. Enfin, de ces grands monts humble contemporain, Ce marbre fut un roc, ce roc n’est plus qu’un grain ; Mais, fils du temps, de l’air, de la terre et de l’onde, L’histoire de ce grain est l’histoire du monde. Et quelle source encor d’études, de plaisirs, Va de pensers sans nombre occuper vos loisirs, Si la mer elle-même et ses vastes domaines Vous offrent de plus près leurs riches phénomènes ! ”
