Rutilius Claudius Namatianus

Résumé

Rutilius Claudius Namatianus Poème sur son retour à Rome

Et ce n’est pas la fumée qui m’indique la place où s’élève la cité dominante, la tête de l’univers ; pourtant Homère nous vante le charme d’une fumée légère, qui monte vers le ciel du sein d’un lieu chéri : c’est la blancheur du ciel, la sérénité de l’air qui révèle les sommets éclatants des sept collines. Là rayonne toujours le soleil, et la pureté de la lumière semble doublée par le jour que Rome se fait à elle-même.
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Rutilius Claudius Namatianus Poème sur son retour à Rome

À toi pour toujours les récoltes du Rhin, à toi celles que fécondent
les débordements du Nil ; la terre, redevenue fertile, doit nourrir à son tour la nourrice des nations. Que l’Afrique même t’apporte ses moissons fécondes, cette terre si riche de son soleil, plus riche encore des pluies que tu lui envoies. Que les sillons du Latium suffisent pourtant à tes greniers ; que sous tes riches pressoirs coulent les vins de l’Hespérie. Que le Tibre, le front ceint d’un roseau triomphal, soumette aux besoins de Rome ses ondes obéissantes
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Rutilius Claudius Namatianus Poème sur son retour à Rome

Je suis forcé d’aborder, le Corus soufflant alors avec cette violence qui brise souvent d’épaisses forêts. À peine pouvons-nous, dans les maisons voisines, nous abriter contre la pluie qui tombe par torrents ; nous trouvons près de là un asile dans la maison d’Albinus, mon ami ; car je peux lui donner ce titre, quand Rome lui, a transmis ma charge, quand il est revêtu des fonctions civiles que je remplissais. Son mérite compense sa jeunesse et n’a pas attendu le nombre des années ; c’est un jeune homme par son âge, un vieillard par la gravité de ses mœurs.
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