Résumé

A. Carlier Pâquerettes, par M. A. Carlier (1855)

Ainsi, le flot des mers succède au flot qui fuit, Agité par le vent qui gémit dans la nuit ; Il court, toujours pressé par un nouvel orage, Déposer, en grondant son écume au rivage. Tels ils vont, se glissant au foyer paternel, Souiller la vierge, au front, d'un baiser criminel. Qu'importe que le fer lâchement assassine, Ou que vers le tombeau la trahison incline ? Qu'importe que l'on tue avec le désespoir ! Devant Dieu, s'il diffère, un crime est-il moins noir ?
Jamais l'humanité si bas n'est descendue !
Source : Gallica

A. Carlier Pâquerettes, par M. A. Carlier (1855)

Fuyons, ami, fuyons les clameurs de la foule, Qui, pareille au torrent, dans l'abîme se roule, Court enivrer le monde et de sang et d'orgueil, Dans les champs dévastés se creuser Un cercueil, Qu'un pâtre insouciant, dans sa course incertaine, Comme un tronc desséché, foule et regarde à peine. Longtemps je la suivis, longtemps ma vanité, Ainsi qu'un flot des mers par la brise apporté, M'enchaînant à ses pas, m'éloignait du rivage Que des siècles sans fin ont voilé d'un nuage, Où m'attend Jéhova pour me juger un jour, Où ton orgueil vaincu doit ployer à son tour.
Source : Gallica

A. Carlier Pâquerettes, par M. A. Carlier (1855)

L'homme à renier Dieu, qu'insolemment il brave, Se complait; mais servile, il né sait qu'être esclave. S'il a brisé l'autel de la divinité, L'impuissance bientôt abaisse sa fierté; Le remords debout veille, et toujours plus terrible, Le tient courbé, tremblant sous son bras inflexible, Et lui, le front toujours enveloppé de deuil, Semble comme accablé du poids de son orgueil !
A MISS
Dieu fit dans sa splendeur ce qu'assemble la terre ;
La femme est son chef-d'oeuvre, et l'homme est son mystère.
Source : Gallica

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